{"id":3741,"date":"2026-05-05T16:13:46","date_gmt":"2026-05-05T14:13:46","guid":{"rendered":"https:\/\/adelphitefrance.com\/?p=3741"},"modified":"2026-05-03T14:54:49","modified_gmt":"2026-05-03T12:54:49","slug":"deliveroo-montre-une-livreuse-qui-choisit-ses-courses-ses-vrais-livreurs-font-63-heures-par-semaine-pour-880-euros","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/adelphitefrance.com\/?p=3741","title":{"rendered":"Deliveroo montre une livreuse qui choisit ses courses. Ses vrais livreurs font 63 heures par semaine pour 880 euros"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Ce que la vid\u00e9o montre<\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-rich is-provider-twitter wp-block-embed-twitter\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<blockquote class=\"twitter-tweet\" data-width=\"550\" data-dnt=\"true\"><p lang=\"fr\" dir=\"ltr\">Mais Deliveroo se fout vraiment de nos gueules en fait, crari \u00ab\u00a0get ready with me pour \u00eatre livreuse Deliveroo\u00a0\u00bb ?<br>Dans le film \u00ab\u00a0l\u2019histoire de Souleymane\u00a0\u00bb il commen\u00e7ait pas sa journ\u00e9e en buvant du matcha et j\u2019ai jamais eu une meuf du 15\u00e8me qui me livre mes nouilles <a href=\"https:\/\/t.co\/WWGwYTPi5U\">pic.twitter.com\/WWGwYTPi5U<\/a><\/p>&mdash; Autotune Hate Account \ud83c\uddea\ud83c\uddf8\ud83c\udde8\ud83c\uddf2\u2728 (@TatianaDeVoe) <a href=\"https:\/\/twitter.com\/TatianaDeVoe\/status\/2044058988598145067?ref_src=twsrc%5Etfw\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">April 14, 2026<\/a><\/blockquote><script async src=\"https:\/\/platform.twitter.com\/widgets.js\" charset=\"utf-8\"><\/script>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p>Le format s&rsquo;appelle UGC, User Generated Content. Une vid\u00e9o qui ressemble \u00e0 du contenu spontan\u00e9, film\u00e9e au smartphone, avec les codes du lifestyle : routine matinale, caf\u00e9, flexibilit\u00e9. Le principe : faire comme si une vraie livreuse partageait son quotidien. La r\u00e9alit\u00e9 : la plupart du temps, une commande publicitaire d\u00e9guis\u00e9e en authenticit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans la vid\u00e9o Deliveroo, la livreuse passe par une salle de sport priv\u00e9e avant de se connecter. Quand elle ouvre l&rsquo;application, elle choisit les courses qui l&rsquo;arrangent. Le message : livrer avec Deliveroo, \u00e7a ressemble \u00e0 un choix de vie. Un side hustle flexible qui s&rsquo;ins\u00e8re dans un quotidien d\u00e9j\u00e0 bien rempli. La vid\u00e9o vend une fiction sur le travail.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Ce que l&rsquo;enqu\u00eate r\u00e9v\u00e8le<\/h2>\n\n\n\n<p>Le 31 mars 2026, l&rsquo;Institut de recherche pour le d\u00e9veloppement (IRD) et l&rsquo;Institut national d&rsquo;\u00e9tudes d\u00e9mographiques (Ined), en partenariat avec M\u00e9decins du Monde, publient l&rsquo;enqu\u00eate Sant\u00e9-Course. C&rsquo;est la premi\u00e8re \u00e9tude de cette ampleur en France sur les livreurs de plateformes. 1004 livreurs ont \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9s \u00e0 Paris et \u00e0 Bordeaux entre janvier et juillet 2025.<\/p>\n\n\n\n<p>Les livreurs d&rsquo;Uber Eats, Deliveroo et Stuart travaillent en moyenne 63 heures par semaine pour un revenu brut mensuel de 1480 euros, soit un revenu horaire moyen inf\u00e9rieur \u00e0 6 euros, la moiti\u00e9 du SMIC. Une fois d\u00e9duits les frais de location de compte (528 euros en moyenne par mois), les cotisations et le mat\u00e9riel, leur salaire net tombe entre 840 et 880 euros. Jean-Fran\u00e7ois Corty, pr\u00e9sident de M\u00e9decins du Monde, qualifie la situation : \u00ab on est face \u00e0 une forme d&rsquo;esclavage moderne. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;enqu\u00eate dresse un portrait sociod\u00e9mographique qui n&rsquo;a rien \u00e0 voir avec la vid\u00e9o de Deliveroo. 98% des livreurs interrog\u00e9s sont des hommes. 98% sont des personnes immigr\u00e9es. 68% n&rsquo;ont pas de titre de s\u00e9jour. Trois quarts d&rsquo;entre eux sont contraints de louer un compte \u00e0 un tiers pour pouvoir travailler, une pratique ill\u00e9gale mais r\u00e9pandue. 91% d\u00e9clarent que la livraison est leur unique source de revenus. Pas un side hustle. Pas un compl\u00e9ment. Leur seul moyen de manger.<\/p>\n\n\n\n<p>Le corps paie. 59% des livreurs interrog\u00e9s ont d\u00e9j\u00e0 eu un accident dans le cadre de leur activit\u00e9. Parmi les accident\u00e9s \u00e0 v\u00e9lo, 78% rapportent avoir \u00e9t\u00e9 bless\u00e9s. Plus d&rsquo;un tiers souffre de douleurs dorsales chroniques. Des troubles urinaires li\u00e9s au fait de ne pas avoir acc\u00e8s aux toilettes pendant leur journ\u00e9e de travail sont document\u00e9s chez plus d&rsquo;un livreur sur trois. L&rsquo;enqu\u00eate rapporte aussi que 48% des livreurs parisiens ont pass\u00e9 au moins une journ\u00e9e enti\u00e8re sans manger, par manque d&rsquo;argent, au cours de l&rsquo;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Pourquoi la vid\u00e9o choque<\/h2>\n\n\n\n<p>La vid\u00e9o de la livreuse qui va \u00e0 la salle de sport avant de se connecter \u00e0 Deliveroo ne choque pas parce qu&rsquo;elle montre un mode de vie agr\u00e9able. Elle choque parce que la personne qui a film\u00e9 cette vid\u00e9o n&rsquo;a visiblement rien en commun avec les gens qui font ce travail. Quand 98% des livreurs sont des hommes immigr\u00e9s, souvent sans papiers, montrer une femme qui \u00ab choisit ses courses \u00bb, c&rsquo;est remplacer la r\u00e9alit\u00e9 par son exacte inversion.<\/p>\n\n\n\n<p>Le marketing UGC fonctionne sur l&rsquo;illusion d&rsquo;authenticit\u00e9. Il mime les codes du contenu organique, celui que les gens publient spontan\u00e9ment sur leurs r\u00e9seaux. Mais quand l&rsquo;\u00e9cart entre la mise en sc\u00e8ne et la r\u00e9alit\u00e9 devient si radical, le proc\u00e9d\u00e9 s&rsquo;effondre. La vid\u00e9o vend bien plus qu&rsquo;un service de livraison pratique pour les clients. Elle vend l&rsquo;id\u00e9e que travailler pour Deliveroo, c&rsquo;est cool, libre, compatible avec une vie \u00e9quilibr\u00e9e. Que ce travail ressemble \u00e0 ce qu&rsquo;on voit dans la vid\u00e9o.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;enqu\u00eate Sant\u00e9-Course documente l&rsquo;inverse : 63 heures par semaine, six \u00e0 sept jours sur sept, pour un revenu tr\u00e8s inf\u00e9rieur au seuil de pauvret\u00e9. Des livreurs qui ne mangent pas parce qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas d&rsquo;argent. Des corps qui cassent. Des accidents, des douleurs chroniques, une d\u00e9tresse psychologique document\u00e9e : 45% \u00e9prouvent une d\u00e9tresse psychologique, 45% pr\u00e9sentent des sympt\u00f4mes d&rsquo;anxi\u00e9t\u00e9, 49% des signes de d\u00e9pression.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Ce que le cin\u00e9ma a montr\u00e9<\/h2>\n\n\n\n<p>Le r\u00e9alisateur Boris Lojkine a pass\u00e9 des semaines aux c\u00f4t\u00e9s de livreurs pour \u00e9crire L&rsquo;Histoire de Souleymane, sorti en octobre 2024. Le film raconte 48 heures dans la vie d&rsquo;un jeune Guin\u00e9en sans papiers qui p\u00e9dale dans Paris en sous-louant le compte d&rsquo;un autre livreur. L&rsquo;acteur principal, Abou Sangar\u00e9, 23 ans, \u00e9tait lui-m\u00eame sans papiers et m\u00e9canicien \u00e0 Amiens avant le tournage. Son parcours personnel a partiellement inspir\u00e9 le sc\u00e9nario.<\/p>\n\n\n\n<p>Le film a \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9 au Festival de Cannes 2024 dans la section Un Certain Regard, o\u00f9 il a remport\u00e9 trois prix : ceux du jury, du meilleur acteur et le prix FIPRESCI de la critique internationale. Il a re\u00e7u deux prix aux European Film Awards, dont celui du meilleur acteur. Aux C\u00e9sar 2025, il a obtenu huit nominations et remport\u00e9 quatre r\u00e9compenses : meilleure r\u00e9v\u00e9lation masculine pour Abou Sangar\u00e9, meilleure actrice dans un second r\u00f4le pour Nina Meurisse, meilleur sc\u00e9nario original et meilleur montage.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans son discours aux C\u00e9sar \u00e0 l&rsquo;Olympia, Abou Sangar\u00e9 a d\u00e9clar\u00e9 : \u00ab Je ne me consid\u00e9rais pas comme un \u00eatre humain. \u00bb Cette phrase r\u00e9sume ce que le film montre et ce que la vid\u00e9o Deliveroo cache : la d\u00e9shumanisation structurelle de ce travail. La cam\u00e9ra de Lojkine suit Souleymane dans sa course contre la montre entre les livraisons, les appels au 115 pour trouver un toit, la pr\u00e9paration de son entretien \u00e0 l&rsquo;OFPRA. Le film capte l&rsquo;\u00e9puisement, les galopades pour attraper le m\u00e9tro, les humiliations ordinaires, l&rsquo;indiff\u00e9rence g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Boris Lojkine ne fait pas du mis\u00e9rabilisme. Il filme simplement ce qui existe : un quotidien invisible pour ceux qui commandent leurs repas sur ces applications. Les livreurs traversent les quartiers ais\u00e9s, entrent dans les halls d&rsquo;immeubles, d\u00e9posent les sacs, repartent. Personne ne les regarde vraiment. La vid\u00e9o Deliveroo fabrique une version acceptable de ce m\u00e9tier. Le film de Lojkine documente sa violence.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Ce que la justice a tranch\u00e9<\/h2>\n\n\n\n<p>Pendant que Deliveroo finan\u00e7ait des vid\u00e9os UGC montrant la livraison comme un mode de vie, la justice fran\u00e7aise avait d\u00e9j\u00e0 tranch\u00e9. En avril 2022, le tribunal correctionnel de Paris a condamn\u00e9 Deliveroo France \u00e0 375 000 euros d&rsquo;amende pour travail dissimul\u00e9, la peine maximale. Le tribunal a estim\u00e9 que la plateforme avait fait travailler des livreurs sous un \u00ab habillage juridique fictif \u00bb d&rsquo;ind\u00e9pendants alors qu&rsquo;ils \u00e9taient de fait subordonn\u00e9s. Deux anciens dirigeants ont \u00e9cop\u00e9 de douze mois de prison avec sursis. En septembre 2022, le tribunal judiciaire de Paris a condamn\u00e9 Deliveroo \u00e0 verser 9,7 millions d&rsquo;euros d&rsquo;arri\u00e9r\u00e9s de cotisations \u00e0 l&rsquo;Urssaf.<\/p>\n\n\n\n<p>Les juges ont identifi\u00e9 un \u00ab lien de subordination permanent \u00bb entre les livreurs et la plateforme. Deliveroo avait dissimul\u00e9 2286 emplois de livreurs en \u00cele-de-France entre avril 2015 et septembre 2016, permettant au groupe d&rsquo;\u00e9viter des millions d&rsquo;euros de cotisations sociales. L&rsquo;Urssaf estimait qu&rsquo;entre avril et d\u00e9cembre 2015 seulement, Deliveroo avait \u00e9conomis\u00e9 964 136 euros de cotisations gr\u00e2ce au travail dissimul\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Deliveroo a fait appel des deux condamnations. L&rsquo;entreprise contestait l&rsquo;existence d&rsquo;un lien de subordination et d\u00e9fendait son mod\u00e8le comme une simple plateforme de mise en relation entre clients, restaurateurs et livreurs ind\u00e9pendants. Mais les faits document\u00e9s par l&rsquo;enqu\u00eate judiciaire, les t\u00e9moignages de plus d&rsquo;une centaine de livreurs \u00e0 la barre et les \u00e9l\u00e9ments rassembl\u00e9s par l&rsquo;inspection du travail ont convaincu les juges : le mod\u00e8le Deliveroo reposait sur un contournement syst\u00e9matique du droit du travail.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Ce qui reste apr\u00e8s le rachat<\/h2>\n\n\n\n<p>En octobre 2025, Deliveroo a \u00e9t\u00e9 rachet\u00e9e par le g\u00e9ant am\u00e9ricain DoorDash pour 3,4 milliards d&rsquo;euros (2,9 milliards de livres). L&rsquo;op\u00e9ration a \u00e9t\u00e9 finalis\u00e9e le 2 octobre apr\u00e8s approbation par la Haute cour britannique. La transaction a rapport\u00e9 des millions aux actionnaires et aux dirigeants. Dans une lettre ouverte publi\u00e9e apr\u00e8s l&rsquo;acquisition, Tony Xu, PDG et cofondateur de DoorDash, a tenu \u00e0 rassurer : \u00ab L&rsquo;application et les produits Deliveroo que vous connaissez et aimez ne vont pas dispara\u00eetre. Vous pourrez toujours commander vos plats pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s, g\u00e9rer vos restaurants et commerces et exercer une activit\u00e9 via la plateforme comme vous le faites aujourd&rsquo;hui. \u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>La marque reste, l&rsquo;application reste, le mod\u00e8le reste. DoorDash met la main sur 130 000 livreurs ind\u00e9pendants, 178 000 commer\u00e7ants partenaires et une pr\u00e9sence dans neuf nouveaux pays, principalement en Europe. Le rachat permet au groupe am\u00e9ricain, qui d\u00e9tient pr\u00e8s de deux tiers du march\u00e9 am\u00e9ricain, de s&rsquo;implanter massivement sur le Vieux Continent. Les livreurs qui font tourner ce mod\u00e8le, eux, n&rsquo;ont rien touch\u00e9. Ils continuent \u00e0 p\u00e9daler 63 heures par semaine pour 880 euros.<\/p>\n\n\n\n<p>Trois milliards quatre cents millions d&rsquo;euros changent de mains. Les actionnaires empochent leur prime. Les dirigeants touchent leurs bonus. Et pendant ce temps, 48% des livreurs parisiens passent au moins une journ\u00e9e enti\u00e8re sans manger par manque d&rsquo;argent. La vid\u00e9o UGC montre une femme qui va \u00e0 la salle de sport avant de choisir ses courses. L&rsquo;enqu\u00eate Sant\u00e9-Course documente des hommes qui n&rsquo;ont pas acc\u00e8s aux toilettes pendant leur journ\u00e9e de travail et souffrent de troubles urinaires chroniques.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce que la vid\u00e9o vend et ce que la r\u00e9alit\u00e9 impose sont deux choses diff\u00e9rentes. La premi\u00e8re est une commande publicitaire. La seconde est document\u00e9e par l&rsquo;IRD, l&rsquo;Ined, M\u00e9decins du Monde, les tribunaux fran\u00e7ais et un film c\u00e9saris\u00e9. Entre les deux, il y a la distance exacte qui s\u00e9pare le marketing de ce qu&rsquo;il dissimule.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce que la vid\u00e9o montre Le format s&rsquo;appelle UGC, User Generated Content. Une vid\u00e9o qui ressemble \u00e0 du contenu spontan\u00e9, film\u00e9e au smartphone, avec les codes du lifestyle : routine matinale, caf\u00e9, flexibilit\u00e9. Le principe : faire comme si une vraie livreuse partageait son quotidien. 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